Stygmates
Posted in Errance photographique, Liban, Stygmates de la guerre, photographie on 07/13/2009 01:39 by CédricBeyrouth.
Mai 2005.
Depuis les accords de Taef il y a 16 ans, la guerre est officiellement terminée. Officieusement, tout le monde sait que le partage sera remis en cause un jour ou l’autre. Ce sont toujours les mêmes chefs de guerre au pouvoir. Tout le monde vit avec la menace d’une reprise du conflit. Au niveau national autant que régional. Personne ne sait encore qu’Israël bombardera la ville l’an prochain.
Moins de trois mois que le premier Ministre, Rafic Hariri a été tué dans un attentat. Les syriens, tenus responsables de cet attentat viennent d’être expulsés du pays après près de 30 ans d’occupation.
Tout le monde parle de révolution dans la rue.
Michel Aoun rentrera au Liban dans 2 jours.
Bien que sous tension, la ville est en fête. Des drapeaux au cèdre partout. Du orange, couleur de la révolte cette année là, également. Des sourires, des rires, des chants.
Une visite de la ville. La première pour moi. J’aime déjà cette ville qui combine les charmes du Moyen-Orient et la douceur de la Méditerranée.
Une ville qui se reconstruit. Qui réapprend à vivre après une guerre ultraviolente de 15 ans.
Nous sommes au coeur de la ville. Nous longeons ce qui était la ligne verte pendant la guerre. La ligne de front.
A un carrefour, la violence de cette guerre nous saute au visage.

Beyrouth mai 2005
La réhabilitation de cet immeuble n’a jamais commencé. Il a été impossible d’en identifier les propriétaires d’après ce qu’on m’a dit.
Ce n’est peut-être pas si mal.
La mémoire de la guerre est concrète ici.
Ce bâtiment empêche l’oubli.















